


Recevoir un courrier devrait être un droit quelle que soit sa condition ou sa localisation.
Selon le type de courrier, il ressort, en effet, clairement, que 73 % à 95 % des Français n’accepteraient pas de recevoir un courriel à la place d’un courrier papier (Source : Etude Groupe La Poste / BVA, Mai 2006).
Dès lors, toute entreprise ou institution qui dématérialiserait le courrier prendrait le risque d’aller à l’encontre de l’attente profonde et quasi unanime des Français.
Une incitation au changement en faveur d’une meilleure protection de l’environnement est amorcée par l’Etat. Avec l’édition de son guide de l’achat public éco-responsable (Guide de l’achat public éco-responsable, GPEM/DDEN, avril 2006), l’Etat a pour objectif d’inciter les « décideurs » publics à intégrer les considérations environnementales dans leurs politiques et stratégies d’achats papiers. L’Etat leur recommande, ainsi, pour l’achat d’enveloppes, d’intégrer dans leurs cahiers des charges les critères écologiques et de performances spécifiés par l’Ecolabel français NF Environnement.
Loin d’être antinomiques, courrier papier et courrier électronique sont bien deux modes de communications complémentaires.
De fait, toutes les études soulignent que les utilisateurs de l’internet reçoivent beaucoup plus de courriers papier que les non-utilisateurs : propositions commerciales, envois de catalogues, etc.